
Avec comme postulat de départ d’être alignés sur l’Accord de Paris pour le climat, les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ne pouvaient pas faire l’impasse sur l’utilisation du bois, connu notamment pour ses…
Avec comme postulat de départ d’être alignés sur l’Accord de Paris pour le climat, les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ne pouvaient pas faire l’impasse sur l’utilisation du bois, connu notamment pour ses nombreux atouts en matière de stockage de carbone, de circularité ou de durabilité.
Dès la fin de l’année 2018, la filière se mobilise pour imposer le choix du bois dans la construction et l’aménagement des futurs ouvrages olympiques. L’association France Bois 2024 voit le jour et milite pour la cause de notre matériau auprès de la SOLIDEO, qui pose alors ses conditions : oui au bois dans les ouvrages olympiques, mais s'il est exclusivement issu de forêts gérées durablement. Oui au bois d’importation, mais pas uniquement avec un minimum de 30 % d'essences françaises exigé dans les ouvrages. La filière surenchérit et en souhaite 50 %. Elle fera alors tout pour y parvenir, et fera preuve d’une mobilisation et d’une ténacité sans faille, qui se traduiront, par exemple, par la création de l’outil France Bois Traçabilité, garantissant des bois provenant de forêts françaises gérées durablement et transformés dans l'Hexagone. Une démarche inédite, pilotée par France Bois 2024 et l’institut technologique FCBA, mais aussi par FSC France et PEFC France, tous deux unis pour promouvoir l’usage d’essences locales et durables. Une première !
Si le bois a constamment dû batailler avec les autres matériaux – notamment le béton bas carbone qui a fait une apparition remarquée – tout au long de l’attribution des appels d’offres et de la construction des équipements, il a finalement su trouver sa place. Alors que la cérémonie d’ouverture approche à grands pas, et que les principaux ouvrages sont en passe d’être livrés et/ ou inaugurés, notre matériau a bel et bien tenu toutes ses promesses, avec un bilan éloquent et des chiffres qui parlent d’eux-mêmes (voir encadré), que je vous laisse apprécier avant, peut-être, pour quelques chanceux, de découvrir ces installations en live lors des différentes compétitions.
Adèle Cazier
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