BOISmag 234
Enfin !
Après des années d’attente, de tergiversations, de discussions et de négociations, la filière forêt-bois – souvent décriée pour son atomisation et son manque d’unité – a
enfin réussi son pari de parler d’une même voix. Officialisée le 26 février, « l’union » de la filière se traduit dans les faits par la création du comité « Filière forêt-bois française ». Une instance unique, pérenne et fédératrice qui couvre désormais l’intégralité des métiers de la forêt et du bois, de la sylviculture à la transformation, jusqu’aux
marchés de la construction, de l’ameublement et du papier*. Le tout, avec un objectif commun : « Se saisir des sujets d’intérêt partagé, mener des travaux structurants et porter des positions collectives sur les enjeux stratégiques, économiques, climatiques et industriels. »
Dans une époque où le monde se déchire, où l’individualisme prime sur le collectif et où les ambitions personnelles passent souvent avant le bien commun, cette « union » prouve que la discussion et les compromis permettent d’avancer conjointement. En se regroupant, les instances de la filière montrent l’exemple et se mettent en ordre de
bataille pour faire entendre la voix du bois auprès du plus grand nombre. « L’enjeu n’est plus seulement de dialoguer, mais de décider ensemble. La crédibilité de cette union se mesurera […] à sa capacité à produire des positions claires et à les faire valoir durablement… » Un message d’espoir et d’unité qui, souhaitons-le, s’inscrira dans la durée, car après tant d’années à se chercher, un divorce n’est plus envisageable !
*Le comité rassemblera les membres fondateurs représentant
les différents maillons répartis au sein de trois secteurs :
− sylviculture et production forestière : Communes forestières
France, Fransylva, ONF, UCFF ;
− exploitation forestière et transformation du bois : FNB ;
− construction – ameublement – papier : l’Ameublement français,
Copacel, UICCB
Adèle Cazier
