
Le 16 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, donnait une conférence de presse depuis l’Élysée pour faire part de ses attentes et de ses ambitions quelques jours seulement après la nomination de son…
Le 16 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, donnait une conférence de presse depuis l’Élysée pour faire part de ses attentes et de ses ambitions quelques jours seulement après la nomination de son nouveau gouvernement. Centré sur la « simplification », l’« accompagnement » et les « investissements », le discours présidentiel a réservé son lot d’annonces sur différents sujets de société tels que la natalité, l’école ou la santé. Si la forêt et le bois n’ont pas été à proprement parler abordés lors de l’exercice, plusieurs communiqués et mesures impacteront en filigrane le quotidien et l’avenir des professionnels de la filière. À commencer par une volonté de « simplification », réclamée de longue date par ces derniers, et dépeinte à plusieurs reprises par le président. Dans une optique de relocaliser la production et de moins dépendre de l’étranger pour plusieurs pans de l’économie, dont les solutions pour la croissance verte et les énergies renouvelables, Emmanuel Macron assure ainsi vouloir « mettre fin aux normes inutiles » et demande au gouvernement de « supprimer des normes, réduire des délais, faciliter les embauches et augmenter tous les seuils de déclenchement d’obligation ».
Une annonce salutaire pour bon nombre de chefs d’entreprise, à condition qu’elle soit rapidement suivie d’effets… Autre enjeu crucial pour les métiers de la forêt et du bois, la formation était aussi au menu du discours présidentiel. Si la France « manque [aujourd’hui] de travailleurs », cette « anomalie » peut être corrigée en formant davantage les jeunes « selon les besoins de la nation », affirme le chef de l’exécutif. À ce propos, le président a souligné le travail engagé concernant la réforme des lycées professionnels et universités, et promis une « accélération » pour 2024. Des déclarations encourageantes qui proposent de former de plus en plus de jeunes, mais qui ne règlent pas pour autant le problème sous-jacent de l’attractivité de certains métiers et de certaines filières dont la nôtre qui peinent toujours à remplir les formations existantes et à attirer les jeunes diplômés… Également évoqué par le locataire de l’Élysée, la mise en place d’un « acte II de la réforme du marché du travail pour atteindre le plein emploi », qui se traduira, par exemple, dès le printemps prochain, par un durcissement des sanctions « en cas de refus d’une offre d’emploi ».
Sans oublier les nombreuses « dépenses » et aides allouées aux entreprises pendant la pandémie qui ont permis à la France de maintenir « ses capacités de production ». « Beaucoup de choses sont possibles. Beaucoup de changements sont en cours, conclut Emmanuel Macron. Si nous savons travailler ardemment […] avec moins de lois, plus d’actions concrètes nous aurons des résultats au service à la fois du quotidien des Français mais aussi pour préparer l’avenir de la nation ». Avant de toutes et tous vous remettre ardemment au travail, d’innover, d’investir, de produire et de former, toute l’équipe de BOISmag vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui, espérons-le, sera surtout synonyme d’activité, de visibilité et d’avenir…
Très bonne année 2024 à tous !
Adèle Cazier
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