Des containers bloqués dans les ports européens
La filière n’avait pas besoin de ça. Depuis trois mois, les contrôles douaniers « se sont intensifiés en Belgique et en France, en particulier dans les ports d’Anvers, du Havre et de Marseille, confie Dominik Mohr. En France, les douanes contestent certains documents d’importation, notamment sur le cumaru, en raison d’incohérences entre les classifications génériques de cette essence. Cela entraîne l’immobilisation de containers. Certains importateurs ont même suspendu leurs achats de cumaru, pourtant primordial sur le secteur des terrasses. Le risque financier est d’autant plus important pour les importateurs que les marchandises sont payables à l’embarquement. Ces contraintes réglementaires, douanières et sanitaires freinent la commercialisation, alors même que le marché serait en capacité d’absorber ces arrivages » ! « Cela entraîne des coûts supplémentaires de stockage dans les ports, constituant un point critique, renchérit François Laresche. On parle d’une cinquantaine de containers bloqués depuis trois mois, avec des produits à forte valeur ajoutée. Les immobilisations financières sont importantes, sans possibilité de mise sur le marché, ce qui crée un effet de ciseau entre les avances de trésorerie et l’absence de chiffre d’affaires. » « Cette situation génère de vraies incertitudes : les fournisseurs ne sont jamais sûrs de pouvoir exporter un lot avec un certificat CITES import. Les délais se sont allongés, passant de 4 à 6 mois à 6 à 9 mois », s’inquiète Callens African Woods.