BOISmag 233
Nouveaux départs
Après douze mois empreints d’incertitudes, l’année 2025 se termine d’une drôle de manière pour les professionnels de la forêt et du bois, entre espoir et désillusion. À quelques jours des fêtes de fin d’année, deux déclarations majeures sont venues rebattre les cartes d’une filière toujours en quête d’unité, d’harmonie et de structuration entre la fin annoncée du CNDB et la fusion surprise de l’UICB et du LCB.
Créé il y a plus de trente ans pour promouvoir notre matériau sous toutes ses formes et tous ses usages, le CNDB est devenu au fil des ans un pilier de nombreux professionnels dans et en dehors de la filière. Alors qu’il fut sauvé une première fois en 2016, sa disparition près de dix ans plus tard marque une perte importante et d’autant plus surprenante que la forêt et le bois sont depuis plusieurs années déjà au centre des débats politiques, environnementaux et sociétaux. Si le CNDB a largement contribué à faire avancer le bois tout au long de son existence, le chemin à parcourir en termes
de formation, de pédagogie, d’attractivité des métiers ou, plus basiquement, de développement des marchés est encore long. Et la filière a plus que jamais besoin d’un organe de communication compétent, reconnu et consensuel !
Un consensus que sont parvenus à trouver l’UICB et Le Commerce du bois qui ont créé la surprise mi-décembre en officialisant leur rapprochement (voir article page 14). Un rapprochement réfléchi, issu d’un an de concertations, qui témoigne de la volonté des deux organisations d’aller plus loin, de parler d’une même voix et d’élargir leur champ d’action. Un rapprochement qui pose aussi et surtout une première pierre pour simplifier l’organigramme tellement atomisé de nos instances, et aller pas à pas dans le sens d’une « grande filière » espérée de longue date par de nombreux professionnels…
Alors qu’une nouvelle année commence, la filière bois perd une de ses « branches » mais gagne en unité. À elle de se (re)construire et de poursuivre sa croissance sur d’autres bases.
Très bonne année à toutes et à tous !
Adèle Cazier
