
Manque d’eau, arbres et sols malades, développement des feux de forêts… depuis quelques années, et particulièrement ces derniers mois, les bouleversements climatiques que connaît notre planète se font de plus en plus…
Manque d’eau, arbres et sols malades, développement des feux de forêts… depuis quelques années, et particulièrement ces derniers mois, les bouleversements climatiques que connaît notre planète se font de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses, et agitent les esprits aux quatre coins du globe.
Si l’accord trouvé par l’ONU il y a quelques jours sur la protection des hautes mers, largement relayé dans les médias, représente une décision inédite et importante, qu’en estil de la protection de nos forêts, elles aussi soumises à de profondes mutations ? Passée plus inaperçue que son homologue des mers, la première édition du One Forest Summit, qui s’est déroulée début mars au Gabon en présence d’Ali Bongo et d’Emmanuel Macron, est pourtant l’une des illustrations de l’intérêt croissant porté à l’avenir de la forêt et, par ricochets, au commerce mondial du bois.
Placée sous le thème universel de la préservation et de la gestion durable des forêts tropicales, cette première édition a rassemblé pendant deux jours plus de 20 pays représentatifs des grands bassins forestiers mondiaux et a permis d’élaborer une première feuille deroute « pour avancer sur l’action climatique et la biodiversité ».
Baptisé Plan de Libreville, ce document propose de mettre en oeuvre quatre actions phares : Établir « un accord juste» les pays forestiers et la communauté internationale pour concilier ambition environnementale et développement économique ; protéger les réserves les plus vitales de carbone et de biodiversité avec la mise en place de partenariats de conservation positive (PCP), dotés d’un premier budget de 100 millions d’euros, et d’un mécanisme de rémunération des pays exemplaires via des « certificats biodiversité» ; développer le projet scientifique One Forest Vision, pour mesurer la balance nette de séquestration du carbone et cartographier à l’arbre près les réserves de carbone et de biodiversité d’Amazonie, d’Afrique et d’Asie au cours des cinq prochaines années ; et enfin, mettre en place la stratégie économique 10 by 30 visant à créer 10 millions d’emplois d’ici à 2030 dans les activités liées à l’exploitation durable des forêts tropicales.
Un plan ambitieux qui se veut rapidement opérationnel et qui pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives locales, nationales ou internationales pour assurer, chacun à son échelle, l’avenir des poumons verts de la planète et de notre filière.
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