Soprema prend la tête du projet européen Hibiscus, un vaste programme de recherche et développement visant à repenser les matériaux de construction pour réduire la dépendance du secteur aux ressources fossiles. Lancé en septembre dernier, ce projet rassemble onze partenaires européens – laboratoires, PME et grands groupes – autour d’un objectif commun: concevoir des produits de construction biosourcés à hautes performances techniques, en phase avec les ambitions du Green Deal et de la stratégie européenne de bioéconomie. L’enjeu est de taille pour un secteur qui concentre une part importante des émissions de CO₂ et des déchets: remplacer les matières premières pétrosourcées par des alternatives issues de ressources renouvelables, tout en garantissant durabilité, performance et circularité. Le consortium – qui réunit notamment le CNRS, le CSTB, le Fraunhofer, l’université de Liège et le réseau Bioeconomy for Change – travaille au développement de cinq produits biosourcés innovants destinés à l’enveloppe du bâtiment: deux solutions d’étanchéité de toiture à base de résines de pin et d’huiles de cuisson recyclées, deux isolants thermiques et acoustiques dérivés de la lignine et des glucides, ainsi qu’une solution de menuiserie à base d’huiles végétales.