
Nouvel atelier de raboterie, développement du traitement autoclave ou optimisation de la finition… Lalliard Industries se dote de nouveaux équipements pour améliorer la qualité de ses produits et augmenter sa capacité de production.
Créé en 1921, le groupe Lalliard poursuit son développement grâce à une politique d’investissements au service de ses clients et de la deuxième transformation du bois. Après l’extension de la surface de stockage en 2015, suivie de la refonte de la marque Lalliard Industries, de la mise en place du Service + assurant une livraison à J+7, et du lancement d’un bardage 3D et d’un bardage bois et aluminium en 2016, le groupe savoyard mise aujourd’hui sur l’optimisation de sa production grâce à l’acquisition de nouveaux équipements. Sur le site d’Étaux (74) notamment, « qui regroupe désormais une ligne de finition, un pôle logistique et un système de traitement autoclave, explique Grégory Lalliard, directeur général de Lalliard Industries. Auparavant, l’activité traitement était sous-traitée à des partenaires locaux car nous n’étions pas autorisés à traiter nos bois sur le site de Saint-Pierre-en-Faucigny. En 2009, nous avons donc décidé de créer le site d’Étaux qui nous permet aujourd’hui de traiter 100 % de notre production, à l’exception du traitement M1. » Équipée d’un système de traitement autoclave totalement automatisé (chargement et déchargement automatiques) qui travaille 24h/24, cette ligne de traitement installée en février 2016 sera complétée par l’arrivée de deux vérins automatiques en février 2018. Un équipement de pointe « qui nous permettra de largement doubler notre capacité de production, et d’augmenter notre souplesse et notre rapidité ».

Un désir de souplesse et de rapidité qui se traduit également par la construction d’un nouvel atelier de raboterie « qui nous permet de réaliser des micro-séries pour répondre aux demandes spécifiques de nos clients ». Composé d’une raboteuse, d’une déligneuse, d’une profileuse et d’une brosseuse, cet atelier entièrement informatisé est exclusivement dédié aux petites productions et vient donc logiquement compléter l’usine principale de Saint-Pierre-en-Faucigny. « Nous n’avons pas rencontré de difficultés majeures quant à l’installation et à la prise en main des machines, poursuit Grégory Lalliard. Livrées par Weinig en décembre 2016, elles étaient opérationnelles courant février. »

Après le recrutement et la formation de cinq personnes pour travailler dans ce nouvel espace (formation assurée à l’atelier de Saint-Pierre-en-Faucigny, par Weinig, puis directement sur les nouvelles machines), une sixième embauche est d’ores et déjà prévue d’ici deux mois pour compléter cette nouvelle équipe.
Après la raboterie, place à la finition avec, là encore, de nouveaux investissements réalisés ces derniers mois. « Nous avons fait l’acquisition d’un nouveau matériel d’entrée de ligne qui permet d’appliquer un process quatre couches de façon linéaire avec une première couche sur la contre-face, et trois couches sur la face visible. Mais aussi l’installation d’une nouvelle brosseuse qui permet un brossage sur trois côtés contre un seul auparavant, pour une meilleure tenue de la peinture sur le produit. » L’objectif de cette ligne de finitions optimisée étant bien sûr « d’améliorer la qualité et la durabilité dans le temps de nos produits de lambris et de bardage, mais aussi, à terme, d’étoffer nos gammes en proposant de nouveaux produits et de nouvelles finitions. »
De belles perspectives de développement pour le groupe, qui profite depuis le 2e trimestre 2017 de la reprise du marché « avec des carnets de commandes plutôt bons » et qui ne compte pas en rester là. « Dans les années à venir, nous souhaitons poursuivre l’augmentation de notre capacité de production en maintenant nos investissements dans des machines plus efficaces, tout en augmentant notre capacité de stockage pour réduire nos délais de livraison… » conclut Grégory Lalliard. À suivre donc.


