Avec Hibiscus, Soprema parie sur une isolation plus durable
Le projet Hibiscus s'attaque aux émissions de CO2 et de déchets.
Le secteur de la construction entre dans une nouvelle ère avec le lancement du projet de R&D Hibiscus, une initiative européenne ambitieuse dédiée au développement de matériaux biosourcés. Coordonné par Soprema aux côtés de onze autres acteurs européens*, ce programme engagé en septembre 2025 réunit organismes de recherche, PME et industriels autour d’un objectif commun : réduire la dépendance aux ressources fossiles et s’inscrire pleinement dans les aspirations du Green Deal et de la stratégie de bioéconomie européenne. Face à un secteur qui génère une part importante des émissions de CO2 et des déchets, le consortium s’attaque à un triple défi : substituer les matières premières pétrosourcées par des alternatives biosourcées ; diminuer l’empreinte carbone des produits tout en favorisant l’économie circulaire ; et garantir des performances techniques conformes aux exigences européennes. Le programme se concentre sur cinq produits innovants destinés à l’enveloppe du bâtiment :
• Deux solutions d’étanchéité de toiture exploiteront la chimie du pin et les huiles de cuisson recyclées.
• Deux produits d’isolation thermique et acoustique seront élaborés à partir d’huiles végétales, de lignine et de glucides.
• Une solution de menuiserie qui combinera huiles végétales et lignine.
Objectif ? Démontrer l’efficacité des matériaux biosourcés et leur potentiel de montée en puissance à l’échelle industrielle. Selon Rémi Perrin, directeur R&D chez Soprema, « ces innovations devraient permettre à l’horizon 2029 une réduction de 25 % de l’empreinte carbone par rapport aux matériaux actuellement sur le marché, avec bien entendu des performances techniques équivalentes et conformes aux standards européens ». Une promesse qui pourrait redessiner les contours de la construction de demain. Rendez-vous dans quatre ans !
*Bioeconomy for Change (France), Cellmat Technologies (Espagne), le CNRS et l’université de Strasbourg (France), le CSTB (France), Fraunhofer (Allemagne), l’IFEU (Allemagne), INDRESMAT (Espagne), Kraton (Pays-Bas), Leitat (Espagne), l’université de Liège (Belgique) et Vito (Belgique).