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SCM veut renforcer sa présence et son positionnement sur le marché français

 

Ligne automatisée avec magasin Flexstore EL.

Fabrizio Anzalone, gérant de SCM France

Christophe Granjus, chef des ventes SCM France

 

En tant que nouveau gérant de la filiale française de SCM, quels sont vos objectifs vis-à-vis du marché français ?

Fabrizio Anzalone : Le groupe SCM veut reprendre la position qu’il mérite en France. SCM veut renforcer sa présence et son positionnement sur le marché français. Aujourd’hui il est clair que la France est un pays fondamental dans la croissance du groupe en Europe et à travers le monde, avec beaucoup d’opportunités à saisir. Et nous avons un plan pour attaquer le marché français de manière structurée !

Pouvez-vous nous en dire plus sur les ambitions de ce plan ?

F.A : On a des ambitions, des investissements sont en cours et d’autres sont prévus. On se structure au niveau des ventes, du service après-vente, de la formation, des services et des produits pour augmenter notre compétitivité sur le marché. De plus, nous disposons d’une très large gamme de produits, des machines d’entrée de gamme aux centres les plus techniques, qui nous permet d’être bien positionné sur tous les segments de marché.

En plus de l’attention particulière portée au marché français, sur quoi portent vos axes de développement actuels ?

Christophe Granjus : À l’image de la demande du marché, nous travaillons essentiellement sur la digitalisation et l’automatisation. Aujourd’hui, les clients recherchent toujours plus d’automatisation dans leurs ateliers à travers la robotique ou les systèmes de magasins et d’étiquetage automatiques. L’idée étant de passer à des usines 4.0 avec des technologies de pointe que nous maîtrisons.

F.A : À l’image du secteur de l’automobile où j’ai travaillé pendant plusieurs années, on assiste aujourd’hui à une véritable transformation du marché avec des PME qui ont l’ambition de s’industrialiser, qui veulent grandir et mettre en place des systèmes plus adaptés, plus flexibles, avec plus de contenu digital.

Ce glissement vers l’automatisation et la digitalisation du secteur n’est-elle pas aussi un moyen d’attirer davantage les jeunes vers les métiers du bois ?

C.G : On forme encore beaucoup de jeunes que l’on ne retrouve pas sur le marché du travail. La filière bois souffre depuis plusieurs années d’une pénurie de main-d’œuvre qui pousse bon nombre de chefs d’entreprises à passer au numérique, et pas l’inverse ! Pour attirer plus de jeunes, il faudrait pousser plus loin la formation dans les écoles sur tout ce qui touche à la robotique. Mais pour cela il faudrait aussi plus de moyens !

F.A : Dans l’automobile comme dans le bois, la France et l’Italie ont investi dans la formation mais pas suffisamment, contrairement à l’Allemagne qui est plus organisée. Outre-Rhin, le système de formation est géré par l’État et comporte de nombreux lycées techniques et BTS dédiés aux métiers du bois. Aujourd’hui, les jeunes préfèrent des secteurs à plus forte valeur ajoutée sur le plan technologique, mais la filière bois a beaucoup de potentiel et il est certain que les métiers du bois en France vont radicalement changer d’ici quelques années.

Centre d’usinage Compact XL

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire et l’absence de salons pendant de nombreux mois ?

F.A : Avec le Covid, on s’est interrogé sur ce qu’on pouvait faire de différent. Nous avons présenté et nous continuons à présenter en modalité digitale une vaste gamme de nouveaux produits et des services dédiés au sein de l’industrie du bois et l’année dernière, nous avons été pionniers avec l’événement SCM Live Show en live streaming mondial. Heureusement, les choses reviennent progressivement à la normale, et l’on pourra à nouveau se déplacer, organiser des moments conviviaux. Nous avons encore pour le marché de nombreuses nouveautés pour accompagner les entreprises dans leurs investissements dans l’industrie 4.0 et dans les usines plus digitales, intégrées et connectées.

Qu’en est-il des tensions sur les matières premières ?

C.G : En plus des tensions sur les approvisionnements en bois et en panneaux qui ont affectées nos clients, nous avons dû faire face à des pénuries sur certains composants entrant dans la fabrication de nos machines. De plus, la demande du marché est très soutenue avec de nombreuses commandes…

F.A : Face à cet emballement du marché, la question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir jusqu’à quand cette reprise très forte va-t-elle durer ? Sachant qu’il n’existe pas de cycle économique qui soit toujours porteur. On s’attend donc à une correction du marché mais à quelle échéance…

Comment imaginez-vous l’avenir de la machine à bois et plus largement celui de la filière ?

C.G : Le marché soutenu montre bien qu’il y a vraiment un retour en force du bois, que ce soit dans la menuiserie ou la construction. De plus, le fort engouement écologique depuis quelques temps privilégie encore un peu plus le bois face au plastique ou au béton, avec des gens qui sont très regardant sur ce qu’ils achètent et qui recherchent des maisons en accord avec leur mode de vie.

F.A : Certes, la construction bois se développe, mais beaucoup de personnes associent encore trop souvent l’utilisation du bois à la coupe d’un arbre. Il faut bien faire passer dans les mentalités que si l’on fait pousser des arbres dans une forêt bien gérée on peut renouveler cette forêt. Que le bois est un matériau renouvelable, durable ! Il y a également un travail à faire au niveau des approvisionnements pour limiter les importations. Si l’on mène de front ces deux actions, d’ici dix ans, le secteur de la construction aura un bel avenir.

Quel message souhaitez-vous adresser à vos clients ?

F.A : On est là. L’objectif de SCM est d’être aux côtés des clients avec la plus vaste gamme de produits et services pour l’industrie du bois afin de répondre aux exigences des plus grands comme des plus petits, avec le soutien du groupe. On est là pour grandir, pour accroître notre chiffre d’affaires et notre offre de services. Derrière nous on a un grand groupe, solide, qui va nous y aider.

Propos recueillis par Adèle Cazier