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Filière

Valoriser l’essence reine des forêts locales

 

Après près de deux ans de transactions avec l’INPI, peu favorable, au départ, à agréer des produits « naturels », la marque collective Chêne de l’Allier a finalement pu voir le jour en avril 2021. Portée par Fransylva 03, cette nouvelle initiative locale a pour ambition de valoriser l’essence reine des forêts du département, et de créer une émulation de l’amont à l’aval de la filière : « Cette démarche territoriale profite aujourd’hui de l’aura et de la renommée de la forêt de Tronçais, mondialement connue, explique Jean-Jacques Miyx, président de Fransylva 03. Si pour l’heure, elle est exclusivement ouverte aux adhérents de Fransylva 03, notre ambition est d’accueillir rapidement des professionnels de la filière de la 1ere et de la 2e transformation. »
À ce Titre, Chêne de l’Allier devrait prochainement ouvrir ses portes à la scierie Chignac, qui produit notamment du parquet en chêne, et est en discussion avec un merrandier de la région… « sachant que d’autres professionnels de la 1re transformation s’intéressent également de près à notre démarche du fait des problèmes liés à la ressource ».

« Aujourd’hui en plein déploiement, la marque collective espère à termes engager une personne à temps plein pour animer et développer son réseau. »

Esprit de filière

En effet, à l’image d’autres initiatives régionales, cette marque collective garantit elle aussi la provenance des bois, tout en encourageant les circuits courts. Ce qui permet aussi de transformer les grumes de chêne en France, et donc de limiter les exportations vers la Chine ! Aujourd’hui en plein déploiement, la marque collective espère à termes engager une personne à temps plein pour animer et développer son réseau, et s’ouvrir davantage aux professionnels de la filière. Dans un second temps, elle envisage également de se tourner vers le particulier pour assurer une traçabilité totale, de la forêt jusqu’au consommateur final. « On n’est pas une entreprise commerciale. On veut faire reconnaître les produits d’un terroir, conclut Jean-Jacques Miyx. Notre objectif est de faire naître un esprit de filière où chacun pourra produire sa création de valeur, à chaque étape de la filière, et où chacun des intermédiaires pourra en tirer des bénéfices… ».

Adèle Cazier