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L’approvisionnement en tension : l’État passe à l’action

Afin de soutenir les professionnels rencontrant des difficultés d’approvisionnements, les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Industrie ont lancé le 13 décembre dernier un plan d’accompagnement spécifique comportant une série de mesures « visant à accompagner et soutenir les entreprises qui subissent ces tensions ». Présentation.

Avec la pandémie de Covid 19, les arrêts forcés de production et la très forte reprise de l’activité, l’ensemble des filières industrielles françaises a été impacté par des manques de matières premières et des tensions sur les approvisionnements qui ont entraîné une flambée des prix inédite sur certains produits et ressources, dont le bois. Après la mise en place du Plan de soutien France Relance, qui a permis à de nombreuses entreprises de traverser la crise sanitaire, le gouvernement lance aujourd’hui de nouvelles mesures d’accompagnement spécifiquement dédiées « aux entreprises affectées par des tensions sur les approvisionnements ». Ce Plan, qui promet de traiter l’urgence pour que les entreprises concernées puissent parer aux difficultés d’approvisionnements dans un contexte de forte reprise économique, s’accompagne d’une série de mesures inédites détaillées ci-dessous :

  • Le lancement d’un prêt pour l’industrie : opéré par Bpifrance, ce prêt dédié aux entreprises industrielles permettra de les accompagner dans le financement de leurs besoins en fonds de roulement et de renforcer leur structure financière. Pour que son remboursement ne grève pas la capacité d’investissement des entreprises, ce prêt pour l’industrie sera un prêt de long terme pouvant être remboursé jusqu’à 10 ans ;
  • La prolongation de l’octroi du Prêt garanti par l’État (PGE), des avances remboursables et des prêts à taux bonifiés [qui devaient prendre fin au 31 décembre 2021 NDLR] jusqu’à fin juin 2022, avec un assouplissement de ses conditions d’octroi ;
  • La poursuite du dispositif d’activité partielle, avec la possibilité de négocier au niveau des branches comme des entreprises à propos du recours au dispositif d’activité partielle de longue durée. Sachant que le bénéfice du taux de réduction d’inactivité maximal et exceptionnel de 50 % pourra être accordé selon la situation des entreprises concernées ;
  • Le renforcement de l’accompagnement des entreprises, via la mise en place d’un dispositif de crise construit en collaboration avec les organisations socioprofessionnelles ;
  • La création de missions de conseil déployées par Bpifrance. « La reprise économique est forte et puissante. C’est la raison pour laquelle nos entreprises industrielles font face à des difficultés d’approvisionnement, notamment de matières premières et de composants électroniques, explique Bruno Lemaire, ministre de l’Économie. Nous apportons à ces entreprises une réponse de court terme, notamment avec le lancement du prêt pour l’industrie. Mais nous nous attachons également à apporter une réponse de long terme [en misant sur] l’investissement massif dans les technologies d’avenir, la localisation de nouvelles chaînes de valeur en France et en Europe, ou la consolidation de nos filières industrielles traditionnelles comme le bois. » Une belle promesse d’avenir pour assurer le développement de notre filière et de notre matériau !

Adèle Cazier

Des actions ciblées pour les filières bois et BTP

En plus des mesures de soutien financier mises en œuvre dans le cadre de France Relance (prêt garanti par l’État, avances remboursables, activité partielle…), ce nouveau Plan prévoit la mise en place de mesures spécifiques pour aider les filières les plus impactées.

Pour le BTP :

  • Mise en place d’une médiation de filière entre les différents acteurs pour identifier les comportements abusifs, et sécuriser les approvisionnements et l’activité des entreprises.
  • Souplesse dans la réalisation des contrats accordée par les acheteurs publics depuis le début de la crise sanitaire.

Pour le bois :

  • Appels à projets sur l’industrialisation de systèmes constructifs bois et sur la mixité des matériaux pour la construction bas carbone ;
  • Démarrage des Assises de la forêt et du bois comme un espace de dialogue, décliné dans les territoires.
  • Développement par l’Office national des forêts de contrats avec les scieries françaises en vue de sécuriser leurs approvisionnements.