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Equipements

Hundegger : Dans la famille Schimpf, je voudrais le fils…

Rencontre avec Gilles Schimpf, gérant d’Hundegger Technologies, un entrepreneur qui n’a pas eu un parcours doré de fils à papa. Dans l’entreprise familiale, les échelons sont gravis un par un…

Hundegger possède deux entités en France : Hundegger France, pour la commercialisation et l’importation exclusive, et HUNDEGGER Technologies dédiée au SAV, la maintenance, l’installation, la formation, l’entretien, la restauration des machines d’occasion et la hotline : « C’est le garagiste des machines Hundegger », décrit son gérant, Gilles Schimpf, qui précise : « Le SAV est un métier qui a énormément évolué dans les dernières années. Les technologies actuelles permettent de diagnostiquer beaucoup plus de choses à distance, établir des diagnostics et régler plus de 90 % des pannes et en moins de 24 heures, grâce à notre stock de pièces détachées au nord de Strasbourg. Toute pièce commandée avant 16 h (que nous avons en stock, bien sûr !) sera livrée le lendemain matin chez le client qui pourra dans la plupart des cas la remplacer sans intervention de notre part ».
Le SAV regroupe l’installation, la formation, l’entretien, le dépannage et la hotline. Chez Hundegger, un technicien passe environ un an en formation en interne avant même de pouvoir intervenir seul chez les clients. Après cette formation, il est capable d’effectuer des installations de nouvelles machines, qui comprend la formation des futurs utilisateurs mais également des dépannages ou entretiens annuels : « Cela demande beaucoup de compétences techniques, mais avec de l’envie tout s’apprend ! » Hundegger assure également la restauration de machines d’occasion : « En 2011, nous avons construit 2 500 m² d’ateliers uniquement dédiés à la restauration des machines d’occasion. Cette activité nous a permis de proposer des machines à des clients qui souhaitaient investir dans un centre d’usinage mais avec des budgets deux fois inférieurs à des machines neuves. Nous passons plus de deux mois sur chaque machine pour la nettoyer à la glace cryogénique, la remettre en peinture, aux normes de sécurité, faire une mise à jour informatique et la tester pendant plusieurs jours afin de garantir au client une machine parfaitement fonctionnelle malgré son âge ».

90 % de parts de marché
Hundegger fournit des centres d’usinage pour la construction bois à destination des constructeurs, des industriels ou des charpentiers afin d’usiner des pièces de bois : « Un artisan voulant s’industrialiser va nous contacter afin d’être conseillé pour s’équiper de la machine la mieux adaptée à ses besoins. » À l’origine, il s’agissait surtout de charpentiers mais maintenant il y a les fabricants de lamellécollé, des industriels de la fermette, des constructeurs de maisons individuelles et même de traverses de chemin de fer : « Chaque projet est différent, du petit charpentier aux grands groupes mais le besoin reste le même », soit 90 % de parts de marché sur le secteur national et mondial. L’ossature bois était déjà présente en 1985 mais c’est le développement d’Hundegger qui a industrialisé le secteur et lui a permis d’aller plus vite : « Les premières machines sont arrivées en 1997 avec mon père et quatre machines, 100 machines en 2006, 900 machines aujourd’hui ! »
Ces chiffres représentent les machines vendues et installées en France. Le fleuron de la marque est la K2 Industry, un centre de taille de charpente performant et polyvalent qui a succédé à la K1 à l’époque : « Nous pouvons y usiner toutes sortes de sections de bois massif, abouté ou lamellé-collé, jusque des panneaux CLT de largeur de 300 mm pour y réaliser toute sorte d’usinages des plus simples aux plus complexes ». Le succès de ces machines vient certainement de leur fiabilité et surtout des possibilités d’adaptation infinies qui savent parfaitement répondre aux besoins de chaque client. « Tout dépend de ce que le client veut faire mais nous saurons le faire… »

 

 

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