Pour pérenniser l’avenir de la forêt française, il faut planter plus

Pour pérenniser l’avenir de la forêt française, il faut planter plus

Quand et pourquoi avoir créé le fonds de dotation Plantons pour l’avenir ?

Plantons pour l’Avenir a vu le jour fin 2014. Mais l’idée de ce fonds est issue d’une réflexion de plus longue date de l’amont forestier et, en particulier, des coopératives qui se sont souciées de la diminution du reboisement par plantation en France. Sachant que cette problématique est d’autant plus urgente dans un contexte de changement climatique et d’adaptation de nos forêts. À travers ce fonds, notre objectif est de redonner de la motivation aux propriétaires forestiers pour replanter grâce à des solutions pérennes. Pour cela, nous nous sommes basés sur le mécénat en collectant des dons auprès d’entreprises et de particuliers. Ces dons servent à alimenter les trois programmes du fonds: «Planter » pour accompagner les propriétaires forestiers dans le reboisement; « Sensibiliser » pour apporter au grand public une meilleure compréhension des enjeux forestiers; « Innover » pour soutenir des projets de recherche sur l’adaptation des forêts et des techniques de gestions sylvicoles dans ce contexte de changement climatique.

Combien de dons avez-vous récolté depuis le lancement du fonds ? Quel est le profil de vos donateurs ?

Pour l’instant, nous avons récolté plus de 5 millions d’euros de dons grâce à la contribution de plus de 180 entreprises mécènes, dont certaines nous suivent depuis le début. Parmi ces mécènes, on retrouve bien sûr des entreprises appartenant à la filière forêt-bois-papier (Smurfit Kappa, Fibre excellence, Archimbaud, Piveteaubois, Siat ou Dalkia, Rolpin ou Garnica…), mais également des entreprises provenant de secteurs variés (C-Discount, Crédit Agricole ou Nestlé), qui sont attirées par ces causes d’intérêt général.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les plantations réalisées grâce aux dons ? À quels usages seront vouées ces futures forêts ?

Nous avons reboisé près de 2 000 hectares partout en France,  ce qui représente environ 2,3 millions de plans répartis entre 320 projets de 6 hectares en moyenne. Chaque projet de reboisement est accompagné par un expert ou un gestionnaire forestier agréé qui choisit notamment les essences les plus adaptées aux contextes locaux. Plus d’une vingtaine d’essences forestières ont été utilisées pour répondre à la diversité des projets et à la nécessité d’adapter nos différentes forêts au changement climatique, notamment par l’introduction de nouvelles essences. Le pin maritime, le
douglas, le chêne sessile ou le peuplier, restent cependant les essences majoritairement replantées. L’objectif étant, dans quelques décennies, de parvenir à disposer de bois durable certifié PEFC ou FSC, qui servira à alimenter les besoins de la filière bois.

Propos recueillis par Adèle Cazier