Protac met le cap sur les investissements

Protac met le cap sur les investissements

Après une année 2020 marquée par la crise sanitaire, l’entreprise Protac, implantée à Lamballe (Côtes-d’Armor) et spécialisée dans la deuxième transformation du bois, se projette dans l’avenir et poursuit sa politique d’investissements pour optimiser sa production.

Le groupe Rose, une entreprise familiale dirigée par Michel Rose, s’est peu à peu développé avec la création de la société Protac en 1995, suivie de l’acquisition de la société estonienne Puidukoda en 2013. Spécialisée à l’origine dans l’achat, le rabotage et le traitement des bois utilisés pour les bâtiments d’élevage conçus par Rose Charpente, Protac a su diversifier ses activités pour devenir l’un des principaux fournisseurs français de produits bois pour l’habitat et l’aménagement extérieur. Installée sur le site de Lamballe depuis sa création, l’entreprise compte aujourd’hui 84 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 56,2 millions d’euros en 2020 grâce à la vente de ses produits auprès des négoces, des grandes surfaces de bricolage et des industriels. « En 2020, la crise sanitaire n’a pas facilité les choses, mais heureusement, l’engouement des Français pour le bois et l’amélioration de l’habitat nous a permis de rebondir et de poursuivre notre activité », explique David Grimault, responsable communication.

Satisfaire la demande client

Si la crise sanitaire a obligé Protac à réorganiser sa production au printemps dernier, l’entreprise a très vite su s’adapter « en mettant tout en œuvre pour protéger ses équipes ».

Aujourd’hui, l’activité tourne à plein régime pour satisfaire une demande de plus en plus forte pour les produits d’aménagement et « répondre à nos clients en termes de qualité, de délais et de prix » sur fond de tensions sur les approvisionnements : « Concernant le sourcing en matières premières, nous utilisons des bois en provenance de Scandinavie, du Canada, de Russie et du douglas français, poursuit David Grimault. Au quotidien, on travaille avec nos fournisseurs pour nous procurer certaines essences comme l’épicéa qui est très demandé en ce moment ». Dans ce contexte, l’usine bretonne a revu ses méthodes de production en réduisant les stocks et en fabriquant davantage à la demande. Cela lui permet « d’afficher des délais prenant en considération à la fois la tension de matière première et le fort besoin de nos clients », indique Romain Claeys, responsable marketing et innovation. Parallèlement, elle poursuit sa politique d’investissements en vue d’accroître sa capacité de production. Après la mise en place d’une 2e ligne de finition en 2016, l’entreprise mettra prochainement en service une nouvelle ligne de rabotage installée dans un nouveau bâtiment de 1 500 m2.

Booster la production

« Cette nouvelle ligne XXL de 23 tonnes, 8 m de long et 2,7 m de haut représente un investissement de 4,5 millions d’euros qui permettra à Protac de disposer d’une capacité de production additionnelle de 40 000 m3 par an », ajoute David Grimault, sachant que l’entreprise produit actuellement 125 000 m3 de produits usinés par an. Elle devrait entrer en production courant juin, après plusieurs semaines d’installation et de réglages réalisés avec nos partenaires Scandinaves. » Entièrement automatisée, elle offre une vitesse d’avance de 150 mètres par minute et dispose d’un système qui permet de séparer les sciures servant à la fabrication de granulés et les copeaux destinés à l’élevage, « ce qui nous permet de valoriser 100 % de la matière ». Autre particularité, la possibilité de raboter des pièces courtes telles que des lambris, voliges et clôtures, mais aussi de réaliser un tri entre les différents choix de bois pour optimiser les marchés. Un équipement qui permet à Protac, spécialiste de l’aménagement intérieur, extérieur et bardage, de se projeter dans l’avenir. L’entreprise se concentre également sur la conception de nouveaux produits pour satisfaire la demande du marché français orientée vers les bardages peints, les lambris « qui opèrent un retour fulgurant depuis 2019 », ou les produits plus techniques comme des bardages ignifugés et des systèmes constructifs pour des applications plus spécifiques.

Adèle Cazier